"La vie des morts consiste à survivre dans l'esprit des vivants" - Cicéron

 

Cérémonies et rituels de passage

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La crémation donne à la cérémonie à la fois discrétion,

simplicité et dignité

Suivant la volonté du défunt elle permet le recueillement des familles, des proches et amis ainsi que le déroulement religieux ou laïque de la cérémonie au crématorium.

Pourquoi un rituel crématiste ?

L'hommage au défunt qui précède la crémation répond à un besoin de cérémonial qui peut faire l'objet d'un rite.

Le fait d'assister, de participer à la cérémonie est tout d'abord un témoignage d'affection à l'égard du défunt mais aussi un soutien aux proches plongés dans la douleur et l'affliction.

C'est donc prendre une part du chagrin et, inconsciemment, alléger la souffrance des membres de la famille.

Participer à des obsèques c'est faire une dernière fois en présence du défunt, un certain nombre de gestes, prononcer des mots, réciter des prières ou lire des poèmes car ensuite, rien ne sera plus pareil : le parent, l'ami aura physiquement disparu pour toujours, seule sa mémoire restera dans le cœur de chacun.

Le rituel est destiné à «accompagner» le défunt qui nous quitte sans que l'on puisse le retenir et parfois même en aidant un départ plus rapide (chez les bouddhistes en particulier).

Le rituel a pour rôle d'aider les proches à supporter leur peine et à opérer leur «travail de deuil» indispensable pour accepter la séparation et retrouver un équilibre psychologique.

Le rituel permet enfin une communion au sens de «union» en «commun» de tous les participants dans l'expression de leurs sentiments.

Le rituel est source de sentiments collectifs qu'il faut pratiquer en confiance pour qu'il développe toutes ses potentialités spécialement dans le contexte pour lequel il est conçu.

Dans toutes les cultures, le respect de la personne humaine est étendu au-delà de la mort. Le souci de la sépulture et la ritualisation des funérailles sont considérés par les anthropologues comme des caractéristiques essentielles de l'Humanité.
Les rites funéraires permettent à une société de renforcer ses liens et sont une étape déterminante dans le travail de deuil. Ils sont aussi importants pour les vivants que pour les morts. Ils offrent l'occasion à ceux qui restent d'honorer de façon décente et convenable la mémoire du défunt selon sa coutume, sa culture, ses convictions.

La cérémonie funéraire ne s'adresse pas seulement à celui qui a quitté la vie mais aussi à ceux qui restent. Elle permet de mettre en avant le mérite et la reconnaissance de celui qui disparaît.

Le rituel funéraire est aussi un acte social pour démontrer combien les proches appréciaient la personne de son vivant. Symbole de l'Humanité et de la conscience de soi dans l'altérité comme dans l'absence, le rite funéraire est un moment qui dépasse les considérations religieuses et communautaires.

Le rituel créé le ciment qui lie les individus entre eux selon les valeurs partagées et les sentiments communs (vis à vis du défunt et de ses proches par exemple).

Le deuil est souvent associé à la souffrance, mais il est aussi considéré comme un processus de délivrance nommé «résilience».

Le temps de la cérémonie est aussi l'occasion de mettre en valeur la vie du défunt, de réaffirmer l'identité des proches, de restituer le défunt dans sa dimension de personne en le rattachant à la destinée humaine.

Le rite est un élément fondamental du deuil qui rend hommage à la personne disparue. Le travail de deuil passe aussi par le souvenir.

Eléments à mettre en place pour une Cérémonie de Passage


Des obsèques très sobres sans cérémonie, voulues parfois par le défunt ou sa famille peuvent être également porteuses de symbole ne serait-ce que par le respect de la volonté du défunt.

Par le testament crématiste, à disposition de tout adhérent, l'Association Nationale permet le respect des dernières volontés du défunt, la liberté de choix des funérailles et, pour répondre aux attentes des familles, dʼadapter «la cérémonie de passage» pour lui donner un véritable sens.

Pour les crématistes, le crématorium est un lieu de séparation avec le monde des vivants. Il est donc tout à fait concevable et souhaitable que cette rupture sʼaccompagne d'un «rituel de passage» dʼune richesse symbolique incontestable dans un état de «re-naissance» dans un monde meilleur.

C'est au crématorium que nous pouvons «accompagner» le défunt. Cʼest là que nous pouvons aider le «travail de deuil» ; cʼest là que nous pouvons nous «unir en commun».

En fonction des convictions religieuses, philosophiques ou culturelles «la cérémonie de passage» peut se dérouler par la lecture de textes, poèmes, prises de paroles personnalisées, de musique, de gestes dʼ"au revoir" qui donnent un sens, en attendant la remise de lʼurne, dans le respect de la loi fondé sur lʼéthique.
Le rituel dʼune «cérémonie de passage» peut se concevoir,

par :

  • l'accueil et la musique dʼentrée choisie par la famille (maître de cérémonie ou un représentant du culte),
  • le déroulement de la cérémonie par la lecture dʼun texte, dʼun poème ou la biographie du défunt suivie dʼune minute de recueillement, dʼun geste personnel, par lʼapproche du cercueil, le départ de celui-ci,
  • la sortie de la famille, accompagnée dʼune musique en attendant la remise des cendres.


ou par :

  • lʼentrée des personnes accompagnée par une musique choisie par la famille, lʼarrêt de la musique, le maître de cérémonie, qui peut procéder, en silence, à la sacralisation du lieu par lʼallumage dʼune bougie, symbole universel de lumière ; lʼallumage se faisant avant lʼentrée du cercueil afin que celui-ci soit accueilli dans la lumière,
  • l'accueil de l'assistance par le maître de cérémonie,
  • l'hommage au défunt rappelant que la flamme de la bougie qui vacille est la lueur des espoirs, puis diffusion dʼune musique et témoignages des proches (textes, poèmes).
  • la préparation à la séparation pour l'au revoir, organisé par le maître de cérémonie ; la famille et l'assistance sont invités devant le cercueil à faire tout geste de respect suivant leur sensibilité religieuse, philosophique ou culturelle. Le recueillement et la séparation sont accompagnés d'une musique que le défunt aimait écouter.
  • Le Maitre de Cérémonie éteint la bougie sur lʼautel permettant ainsi la désacralisation du lieu et marquant la fin de la cérémonie.